Le mot de Mariette Asadourian, Présidente de l’ASA
Soutenons la défense des justes droits des Artsakhiotes
La guerre de 2020, le blocus, l’exode, la disparition de l’État artsakhiote et l’emprisonnement de ses dirigeants à Bakou ont projeté notre association dans une nouvelle dimension concernant ses actions. Trois priorités guident désormais notre engagement.
Assurer la continuité de la Représentation de l’Artsakh en France, afin de poursuivre ses actions d’information et de communication pour garder vivante la question artsakhiote dans le débat public français.
Informer régulièrement les médias, organiser des conférences, participer à des débats dans les milieux universitaires, politiques et intellectuels permettent la bonne compréhension de la complexité géopolitique du Sud-Caucase.
Aider au maintien et à l’intégration en Arménie des populations artsakhiotes, en collectant des fonds auprès des collectivités territoriales et du mécénat privé pour financer notre partenaire l’ONG Nous Sommes Nos Montagnes. Nous avons pu contribuer en 2025 à la réhabilitation psychosociale de 310 enfants et familles traumatisés. Nous poursuivons ces collectes pour les programmes 2026-2027.
Agir face à l’injustice faite aux Artsakhiotes, qui ont laissé leurs biens, leurs cimetières, leur patrimoine pluriséculaire en cours de destruction, et aux dirigeants politiques qui croupissent dans les prisons de Bakou. Nous soutenons financièrement l’action juridique de l’ONG Union Artsakh : plusieurs centaines de requêtes ont été déposées auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme. À la demande du Cercle d’amitié France-Artsakh, la grande majorité des candidats des grandes villes lors des élections municipales de mars 2026 s’est engagée en signant le Manifeste pour l’Arménie et l’Artsakh pour la libération des prisonniers politiques, le droit de retour des Arméniens d’Artsakh et la protection du patrimoine menacé .
Aidez-nous à poursuivre et amplifier nos actions. Votre soutien est vital. Nous comptons sur vous.

Le mot d’Emmanuel Mandon, Président du CAFA
Le 14 avril dernier, à l’Assemblée nationale, le Cercle d’amitié France-Artsakh, dont j’assume la présidence, a organisé une rencontre autour de la bande dessinée Nous sommes nos montagnes, écrite par Gorune Aprikian et Jean-Blaise Djian, illustrée par Maria Riccio et Ilaria Fella. Ce moment d’échange, en présence d’élus et de la délégation de l’Assemblée nationale d’Artsakh en exil, a rappelé combien l’histoire et la culture demeurent au cœur de notre engagement.
À quoi bon organiser en France un événement consacré à l’Artsakh, alors que son territoire est occupé et que son patrimoine matériel est en cours de disparition ? Parce que la disparition d’un peuple ne commence pas par la perte de sa terre, mais par l’effacement de son identité.
Faire vivre l’Artsakh, c’est refuser cet effacement. C’est affirmer qu’un peuple existe par sa culture, sa langue et par la volonté de ses enfants de continuer à être eux-mêmes.
Les Arméniens de France en sont la preuve éclatante. Si des noms comme Aznavour, Manouchian, Verneuil, Devedjian, Djorkaeff, Guédiguian, Petrossian et tant d’autres font aujourd’hui partie de notre patrimoine commun, c’est parce qu’ils ont pu conserver leurs racines, enrichissant ainsi notre société par leur talent et leur regard singulier.
C’est cette conviction qui guide le Cercle France-Artsakh : permettre à ce peuple de renaître, de reprendre pied sur sa belle terre de l’Artsakh, pour se projeter à nouveau dans l’avenir.


1. Nos engagements politiques
1.1. Région Sud : une motion forte pour les prisonniers arméniens d’Artsakh
Dans la continuité de l’élan de solidarité engagé en France en faveur des otages artsakhiotes, l’assemblée plénière de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a adopté le 14 février une motion portée par Aurore Bruna, appelant à la libération des dix-neuf Arméniens toujours détenus par l’Azerbaïdjan, dont cinq condamnés à perpétuité.
Cette initiative s’inscrit dans une mobilisation plus large : l’Assemblée nationale a voté le 3 février une résolution exigeant leur libération, le Conseil de Paris a adopté un vœu de soutien, la municipalité de Nice a affiché leurs portraits sur les grilles de l’Hôtel de Ville, tandis que la présidente du département des Bouches-du-Rhône rappelait récemment qu’aucune démocratie ne peut détourner le regard.
L’Association de soutien à l’Artsakh remercie chaleureusement l’ensemble des élus et institutions françaises engagés pour la libération des prisonniers arméniens.
1.2. Municipales 2026 : le Cercle d’amitié France-Artsakh interpelle les candidats
À l’occasion des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, le Cercle d’amitié France-Artsakh (CAFA) a interpellé les candidats de Paris, Marseille, Lyon et Nice afin de replacer l’Artsakh au cœur du débat public local.
À travers son Manifeste pour l’Arménie et l’Artsakh, le CAFA les a invités à s’engager autour de quatre axes : la libération des prisonniers arméniens détenus à Bakou, le droit au retour des Arméniens d’Artsakh, la protection du patrimoine arménien menacé et le renforcement des liens entre communes françaises et Arménie.
Une dizaine de candidats ont signé le Manifeste, parmi lesquels les maires élus de ces quatre grandes villes : un signal politique fort de l’ancrage local de la cause artsakhiote.
L’ASA tient à remercier chaleureusement Sciences Po Refugee Help, ainsi que l’ensemble des intervenants, participants et organisateurs de cette conférence réussie.
1.3. Mobilisation étudiante : la jeunesse s’empare de la cause artsakhiote
Depuis plusieurs mois, un réseau étudiant se structure autour des enjeux liés à l’Artsakh. Conférences et débats se multiplient dans les universités et grandes écoles, ouvrant des espaces de réflexion aux jeunes générations.
Sciences Po Paris, Bordeaux, Strasbourg, Institut catholique de Vendée : à chaque rencontre, le Représentant de l’Artsakh en France, Hovhannès Guévorkian, dialogue avec les étudiants sur l’histoire, le droit international et la géopolitique du Caucase du Sud. Une délégation de Sciences Po Nations Unies a également été reçue à la Représentation de l’Artsakh à Paris pour un échange approfondi sur les défis politiques, diplomatiques et humanitaires.

2. Nos engagements juridiques
Le mot d’Artak Beglaryan, président de l’ONG Union Artsakh
L’Association de soutien à l’Artsakh (ASA), en partenariat avec l’ONG Artsakh Union présidée par Artak Beglaryan, accompagne des actions juridiques internationales en faveur des Artsakhiotes déplacés de force, des prisonniers arméniens détenus à Bakou et du patrimoine culturel arménien menacé.
Plus de 600 requêtes représentant au total 1 000 bénéficiaires ont été déposées depuis janvier 2025 devant la Cour européenne des droits de l’Homme, tandis que plusieurs plaintes ont également été soumises aux instances des Nations Unies.
Parallèlement à ce travail juridique, nous poursuivons un travail de sensibilisation internationale. Dans un récent entretien accordé à France 24, Artak Beglaryan est revenu sur les conséquences du nettoyage ethnique de 2023, le sort des prisonniers arméniens détenus à Bakou et les menaces pesant sur le patrimoine culturel arménien.

3. Nos engagements humanitaires
Appel à contributions : Programme Varbed
Depuis septembre 2023, les familles artsakhiotes déplacées de force tentent de rebâtir leur vie en Arménie. En parallèle des projets humanitaires et sociaux que l’Association de soutien à l’Artsakh mène déjà sur le terrain, comme Wings, programme d’accompagnement psychologique et de reconstruction destiné aux enfants et familles déplacés ou French Fun, initiative éducative et culturelle favorisant l’apprentissage du français et les activités pour les jeunes réfugiés artsakhiotes, nous avons également choisi de nous engager dans un projet de réinsertion économique durable : Varbed.
Parmi les déplacés, de nombreux artisans possèdent des savoir-faire précieux, hérités de traditions millénaires. Mais leur reconstruction se heurte à un obstacle concret : leurs ateliers, leurs machines et leurs outils sont restés en Artsakh.
Le programme Varbed (« maître artisan » en arménien) répond à cette urgence. Il fournit aux bénéficiaires les outils indispensables à la reprise de leur activité, les accompagne dans une démarche entrepreneuriale et intègre désormais un volet numérique destiné à pérenniser ces métiers.
La phase pilote, couronnée de succès, a permis à 80 % des bénéficiaires du programme de retrouver un emploi ou de créer leur activité. L’ASA et Nous sommes nos Montagnes souhaitent reconduire le programme pour 2026-2027. Votre soutien est déterminant pour la reconduction de ce projet.
Faire un don pour le projet Varbed

4. Médias et communiqués de presse
- 07 mai 2026 – Le Parlement européen soutient la résilience démocratique en Arménie, Communiqué de l’Association de soutien à l’Artsakh
- 27 avril 2026 – Destruction de la cathédrale de Stepanakert par l’Azerbaïdjan, Communiqué de l’Association de soutien à l’Artsakh
- 24 avril 2026 – Quel avenir pour les Arméniens du Haut-Karabagh après l’épuration ethnique de 2023 ? Valeurs actuelles
- 24 avril 2026 – La mémoire du génocide des Arméniens doit pousser la jeunesse française à s’engager, Tribune des étudiants, Le Figaro

