Le mot de Hovhannès Guévorkian, Représentant de l’Artsakh en France

L’Artsakh a été, est et sera toujours.
Ces mots, prononcés depuis une prison azerbaïdjanaise par Ruben Vardanyan, ancien ministre d’État de la République d’Artsakh, disent à la fois une conviction et une promesse.
L’Artsakh a été une terre vivante, porteuse d’histoire et de culture arméniennes, mais aussi le lieu d’un projet : celui de bâtir une société moderne et libre, loin du statut de minorité en perpétuel danger.
L’Artsakh est dans la dignité de celles et ceux qui résistent à l’effacement, dans notre engagement quotidien.
L’Artsakh sera car aucune annexion, aucune prison, aucun procès politique ne peut abolir un droit ni faire taire une identité.
Nous poursuivrons nos actions humanitaires pour accompagner les Artsakhiotes déplacés de force, nos démarches juridiques pour défendre le droit au retour et la protection du patrimoine, et notre mobilisation politique pour la libération des prisonniers et la reconnaissance des droits du peuple d’Artsakh.
Parce que l’Artsakh a été, est et sera.
Le mot d’Emmanuel Mandon, Président du Cercle d’amitié France-Artsakh
Depuis janvier 2026, avec l’accord du Bureau du Cercle d’amitié France-Artsakh, la présidence du Cercle a été confiée à Emmanuel Mandon.
J’ai accepté d’assurer la présidence du Cercle d’amitié France-Artsakh afin de poursuivre un travail pluraliste de mobilisation politique indispensable. Le Cercle est pleinement engagé dans le suivi de la résolution transpartisane adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale le 3 février dernier en faveur de la libération des prisonniers arméniens. À l’approche des élections municipales, nous veillerons également à maintenir la défense de la cause arménienne et des droits des Artsakhiotes au cœur du débat public. L’unité et l’engagement demeurent nos meilleures forces.

1. Nos engagements politiques
1.1. Prisonniers arméniens : une mobilisation des institutions françaises
L’Association de soutien à l’Artsakh (ASA) salue la mobilisation des institutions françaises en faveur des prisonniers arméniens détenus arbitrairement en Azerbaïdjan, dans un contexte marqué par de lourdes condamnations récemment prononcées à Bakou à l’issue de procès largement dénoncés comme iniques et politisés.
Le 17 décembre, le Conseil de Paris a adopté à l’unanimité un vœu de solidarité avec le peuple artsakhiote, dénonçant l’arrestation de responsables civils et militaires, fidèle à l’engagement historique de la capitale pour les droits humains.
À Nice, la municipalité a affiché les portraits des 23 prisonniers sur les grilles de l’Hôtel de Ville, les qualifiant d’otages afin de briser le silence autour de ces procès instrumentalisés.
Par ailleurs, la présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône a publié une tribune alertant sur le sort des prisonniers de guerre détenus depuis près de trois ans par le régime de Bakou.
Ces initiatives locales s’inscrivent dans le prolongement de l’action menée à l’Assemblée nationale, qui a adopté à l’unanimité, le 3 février, une résolution historique en faveur de la libération des prisonniers arméniens, illustrant une mobilisation politique française croissante face à l’inaction internationale.

1.2. Conférence avec Science po Refugee Help
Le 25 novembre dernier, l’ASA, en partenariat avec Sciences Po Refugee Help, a organisé une conférence consacrée au déplacement forcé de plus de 120 000 Arméniens d’Artsakh à la suite du blocus et de l’offensive militaire azerbaïdjanaise de 2023. Deux tables rondes ont croisé analyses humanitaires, témoignages et expertises juridiques, rappelant l’ampleur des défis auxquels font face les déplacés et les obligations du droit international en matière de protection des populations civiles.
Les intervenants ont souligné que ce déplacement forcé constitue une grave violation des normes internationales et que le droit au retour, la justice et la dignité des Artsakhiotes demeurent des exigences centrales.
L’ASA entend poursuivre et renforcer son travail avec les étudiants, notamment au sein des universités et des grandes écoles, afin de sensibiliser durablement les nouvelles générations.
L’ASA tient à remercier chaleureusement Sciences Po Refugee Help, ainsi que l’ensemble des intervenants, participants et organisateurs de cette conférence réussie
Marianne Stintzi, Présidente de Science Po Refugee Help, revient sur les échanges et principaux enseignements de l’événement.

2. Nos engagements juridiques
Le mot d’Artak Beglaryan, président de l’ONG Union Artsakh
Fondée par Artak Beglaryan pour défendre les Artsakhiotes déplacés de force, Union Artsakh œuvre à la protection de leurs droits et de leur dignité, tout en militant pour la justice internationale et leur retour dans leur terre ancestrale. En 2025 plus de 600 requêtes ont été déposées auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme. Des milliers d’Artsakhiotes souhaitent saisir cette juridiction, mais les ressources humaines et financières manquent.

Ce travail est essentiel à trois niveaux. D’abord, chaque requête protège les droits individuels des Artsakhiotes. Ensuite, en atteignant une masse critique de plusieurs milliers de requêtes, les décisions judiciaires futures établiront un cadre solide pour les démarches diplomatiques – droit au retour, justice, défense des droits collectifs. Enfin, ces procédures exercent une pression continue sur l’Azerbaïdjan, contribuant à prévenir la destruction des propriétés et l’effacement du patrimoine culturel artsakhiote.
Partenaire de l’ONG Union Artsakh, l’ASA compte sur votre soutien. Cette mobilisation collective est un investissement stratégique pour l’avenir des Artsakhiotes.
Artak Beglaryan, président de l’ONG Union Artsakh, revient sur les grandes priorités 2026.

3. Nos engagements humanitaires
Bilan du projet Wings
L’ASA continue de soutenir inlassablement le programme de réhabilitation psychologique Wings mis en place par l’ONG Nous sommes nos Montagnes. En 2025, la mise en oeuvre du programme a continué auprès des enfants et familles déplacés d’Artsakh grâce à une approche holistique combinant soutien psychologique, physique, mental et social. En somme, depuis son lancement en 2023, 555 enfants âgés de 4 à 18 ans et 328 parents ont bénéficié du programme dans 5 villes d’Arménie (Dilidjan, Gyumri, Erevan, Kapan et Halidzor). En 2025, des évaluations individuelles approfondies ont montré une amélioration significative de la stabilité émotionnelle, de la communication, de l’intégration communautaire et une réduction des comportements agressifs. Le renforcement de l’implication familiale et l’intégration d’enfants des communautés locales ont contribué à des résultats plus durables, confirmant le rôle clé de Wings dans la prévention des traumatismes intergénérationnels.
4. Médias et communiqués de presse
- Paris, le 05 février 2026 – En Azerbaïdjan, sept anciens dirigeants du Haut-Karabakh condamnés à de lourdes peines, article publié dans Le Monde
- Paris, le 29 janvier 2026 – Proposition de Résolution à l’Assemblée nationale demandant la libération des prisonniers arméniens détenus par l’Azerbaïdjan
- Paris, le 17 janvier 2026 – Libération de quatre prisonniers arméniens : un soulagement mais l’injustice demeure
- Paris, le 06 janvier 2026 – Martine Vassal : « En ce Noël arménien, n’oublions pas les prisonniers détenus par Bakou », tribune publiée dans Marianne
- Paris, le 23 décembre 2025 – Prisonniers arméniens détenus en Azerbaïdjan : des initiatives françaises qui rompent le silence
- Paris, le 17 décembre 2025 – Les visages des 23 otages arméniens placardés sur les grilles de la mairie de Nice, article publié dans Nice matin
- Paris, le 21 novembre 2025 – Conférence sur les réfugiés d’Artsakh: enjeux humanitaires et juridiques
- Paris, le 18 novembre 2025 – Appel des associations franco-arméniennes : Pour le droit au retour des Arméniens d’Artsakh : appel à la solidarité, tribune publiée dans Nouvelles d’Arménie
- Paris, le 15 novembre 2025 – « La question des Arméniens du Haut-Karabakh n’est pas une affaire de frontières ou d’ethnie, mais d’universalité des droits humains », considèrent 23 parlementaires internationaux, tribune publiée dans Le Monde


